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Le vétiver Bourbon, racine sacrée de la haute parfumerie qui parfume BEL AIR

Planche botanique Vetiveria zizanioides — le vétiver Bourbon de La Réunion, racine sacrée de la haute parfumerie, signature du Gin BEL AIR Distillerie de Paris

Parmi les matières premières les plus précieuses de la parfumerie mondiale, peu peuvent rivaliser avec le vétiver. Cette herbe à racine fibreuse, originaire de l'Inde, fournit l'une des notes les plus identifiables, les plus persistantes, les plus sensuelles du répertoire olfactif. Guerlain en a fait un parfum éponyme dès 1959. Chanel l'a chanté dans Sycomore. Hermès l'a célébré dans Vétiver Tonka. Tom Ford l'a magnifié dans Grey Vetiver.

Mais le vétiver n'est pas qu'un parfum. C'est aussi, depuis 2026, le cœur aromatique d'un gin parisien. Voici pourquoi.

D'où vient le vétiver

Le vétiver — nom botanique Vetiveria zizanioides, famille des Poaceae — est une herbe vivace originaire du sous-continent indien. Elle peut atteindre deux mètres de hauteur, mais sa valeur ne réside pas dans ses tiges. Elle réside dans ses racines : un réseau dense de fibres profondes, longues, brun-orangé, qui plongent dans la terre jusqu'à trois mètres.

Ce sont ces racines, séchées puis distillées à la vapeur, qui livrent l'huile essentielle de vétiver. Une matière dense, presque résineuse, chargée de sesquiterpènes complexes. À l'olfaction, elle évoque la terre humide, le bois vert, la racine fraîchement coupée, la fumée discrète, le cuir. Une note dite « tellurique » — qui vient du sol, qui parle de matière, qui s'inscrit dans la durée.

Le vétiver est utilisé en parfumerie depuis le XVIIIe siècle. Mais sa modernité tient à sa capacité à structurer un parfum sur le long terme. Là où les notes de tête s'évanouissent en une heure, le vétiver tient. Il porte la composition, il l'enracine — au sens littéral du terme.

Pourquoi le vétiver Bourbon est différent

La culture du vétiver s'est diffusée hors de l'Inde dès l'époque coloniale. Il pousse aujourd'hui à Haïti, en Indonésie, au Brésil, à Madagascar, aux Comores. Et à La Réunion.

À La Réunion — qui s'appelait alors l'île Bourbon, jusqu'en 1848 — le vétiver a trouvé un terroir d'élection. Les sols volcaniques riches en minéraux, le climat tropical tempéré par l'altitude, la pluviométrie idéale ont produit une variété spécifique : le vétiver Bourbon.

La parfumerie de luxe internationale reconnaît cette variété comme la plus pure, la plus noble, la plus profonde du marché mondial. Son huile essentielle est plus dense, plus charpentée, plus complexe que les vétivers indien ou haïtien. Elle développe des notes plus boisées, plus chaudes, presque fumées. C'est cette qualité que recherchent les grandes maisons quand elles préparent leurs jus haut de gamme.

Du parfum au gin : une transposition rare

L'idée d'utiliser le vétiver en distillation de spiritueux n'est pas nouvelle dans l'absolu. Quelques rhums créoles l'ont fait, quelques eaux-de-vie d'auteur. Mais dans l'univers du gin, le vétiver est resté quasi-absent. Les distillateurs craft privilégient des botaniques plus consensuelles : agrumes, baies, fleurs, racines fraîches comme l'angélique ou l'orris.

Le vétiver est plus difficile à dompter. Il est puissant. Mal dosé, il prend toute la place. Mal préparé, il dérive vers le médicinal ou le terreux. Bien dosé, il sublime — il apporte au gin une dimension de profondeur, de chaleur, de tactilité que les autres botaniques ne savent pas donner.

C'est ce pari que la Distillerie de Paris a fait avec BEL AIR.

BEL AIR : le voyage à La Réunion. Le vétiver en signature.

Au 60 Faubourg Saint-Denis, dans la première distillerie artisanale ouverte à Paris depuis près d'un siècle, BEL AIR est distillé autour d'une rencontre : celle de la baie de genièvre — cœur historique du gin — et de l'écorce de vétiver Bourbon, racine sacrée de la haute parfumerie.

La composition s'enrichit d'ananas Victoria (cette variété d'ananas sucrée-acidulée exclusivité réunionnaise), de cannelle adoptée par les planteurs créoles, et de poivre sauvage des sous-bois de Bourbon. Tous ces ingrédients composent une matière dense, riche et suave. Mais c'est le vétiver Bourbon qui signe le gin. C'est lui qui donne à BEL AIR son intensité enveloppante, sa structure boisée vibrante, son caractère profondément sensuel.

Une signature olfactive que vous ne trouverez nulle part ailleurs dans l'univers du gin craft français.

Comment déguster BEL AIR

Pour révéler la puissance aromatique du vétiver Bourbon, BEL AIR se déguste pur sur glace, comme on déguste un grand rhum agricole. La rondeur de la matière se déploie alors lentement, en strates.

En Gin Tonic, il accepte un tonic neutre rehaussé de gingembre frais et de zeste de citron vert — l'amertume tropicale appuie la signature exotique sans masquer le vétiver. Pour les amateurs de cocktails créatifs, BEL AIR donne une dimension nouvelle aux classiques du gin : un Tropical Negroni où le vétiver porte le Campari et le vermouth dans une version plus noctambule, un Gin Sour à l'ananas Victoria, un Spritz exotique qui sort des conventions.

Découvrir BEL AIR — Le gin parfumé au vétiver Bourbon. 50 cl, 43% vol, distillé et embouteillé au 60 Faubourg Saint-Denis, Paris 10e.

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